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Votre adolescent vous annonce qu’il veut devenir chanteur, danseuse, tennisman, comédienne ou réalisateur…Soyons honnêtes, votre première pensée n’est pas : « Formidable, voyons comment construire ce projet. »

Mais plutôt : « Et sinon… un vrai métier ? »

Derrière cette phrase, il n’y a pas l’envie de briser un rêve. Il y a souvent la peur.

La peur qu’il échoue.
Qu’il perde du temps.
Qu’il se ferme des portes.
Qu’un jour, il vous reproche de l’avoir laissé croire que tout était possible.

Certains parents choisissent de protéger : « Arrête de rêver. Il y en a combien qui réussissent vraiment ? »
Et d’autres choisissent l’exact opposé : « Fonce ! Si tu le veux vraiment, tu y arriveras. »

Le problème, c’est que les deux peuvent être des impasses.

Vouloir très fort quelque chose ne garantit pas de l’obtenir.
Mais savoir qu’un projet est difficile ne justifie pas davantage de l’enterrer avant même de l’avoir exploré.

Et c’est précisément là que mon travail de coach d’orientation prend tout son sens.

Mon rôle n’est ni de casser le rêve d’un jeune, ni de lui promettre qu’il va le réaliser.
Mon rôle est de l’aider à découvrir ce qu’il y a réellement derrière ce rêve.

Est-ce une envie passagère ou un véritable projet ?
Qu’est-ce qu’il connaît réellement de ce métier ?
Est-il prêt à travailler plusieurs heures par jour quand les autres sortent ?

À recommencer après un échec ?
À affronter la compétition, les auditions, les sélections, les refus ?
À développer les compétences nécessaires ?

À découvrir qu’un rêve demande parfois beaucoup plus de discipline que de passion ?

Et surtout :  comment lui permettre d’essayer sans faire reposer tout son avenir sur une seule option ?

C’est là que le coaching change la conversation.

Je ne lui demande pas : « Est-ce que ton rêve est réaliste ? »
Mais plutôt : « Qu’est-ce que tu es prêt à faire pour vérifier s’il peut le devenir ? »

En explorant son ambition, un jeune apprend à mesurer l’écart entre l’envie et l’engagement.

À faire des choix.
À gérer le doute, l’échec et la frustration.
À prévoir une alternative sans la vivre comme une défaite.

Et parfois, il réussira. Parfois, son projet évoluera.
Parfois même, il découvrira en chemin que ce rêve n’était finalement pas le sien.

Mais il l’aura découvert par l’expérience, pas parce qu’un adulte aura décidé à sa place de ce dont il était capable.

C’est aussi cela, l’orientation. Ce n’est pas seulement choisir une spécialité, une école ou remplir Parcoursup.

C’est aider un jeune à construire un avenir qui tient compte de ce qu’il désire, de ses capacités, de ce qu’il est prêt à investir… et de la réalité.