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On aimerait croire que notre cerveau est une belle machine parfaitement rationnelle, qui analyse calmement les informations avant de prendre la meilleure décision. 

C’est touchant. Mais non. 

Dans notre tête, c’est plutôt une équipe de plusieurs personnes qui travaillent ensemble. Et parfois, soyons honnêtes, elles ne sont pas franchement d’accord.

Le Guetteur surveille tout. 

L’Archiviste ressort les vieux dossiers, parfois très très vieux. Vous pensiez avoir oublié cette présentation ratée de 2017 ? Lui, non. Il a gardé le fichier, la sauvegarde et probablement une copie sur le cloud.

Le Prévisionniste imagine la suite. Vous avez un rendez-vous important demain ? Il a déjà prévu les trois scénarios catastrophes, dont deux qui n’arriveront probablement jamais. Mais mieux vaut être prêt, n’est-ce pas ?

Le Décideur tranche. « Je le fais. », « Je ne le fais pas. », « Je verrai demain. » Et parfois, étrangement, « je vais regarder une vidéo de 47 minutes avant de m’y mettre » lui paraît être une excellente stratégie.

L’Exécutant, lui, passe à l’action. Ou pas. Parce que lorsque les quatre autres se sont mis d’accord pour compliquer les choses, il peut avoir du mal à démarrer.
Le véritable enjeu est peut-être d’apprendre à parler à chacun de ses personnages.

Parce que lorsque l’on comprend qui intervient, pourquoi et à quel moment, on peut commencer à agir différemment. 

C’est justement ce que le coaching permet : comprendre ses mécanismes, prendre du recul sur ses réactions et retrouver une capacité d’action là où l’on avait l’impression de subir.

Anticiper, c’est prévoir ce qui est utile.
Envisager le pire, c’est dépenser une énergie folle pour des scénarios qui n’existent que dans notre tête.