Anticiper est une compétence. Catastrophiser est un piège.
Notre cerveau est conçu pour détecter les menaces. C’était très utile, à la Préhistoire, lorsqu’il fallait échapper à un tigre à dents de sabre.
Aujourd’hui, il confond parfois préparation et projection.
Anticiper, c’est prévoir ce qui est utile.
Envisager le pire, c’est dépenser une énergie folle pour des scénarios qui n’existent que dans notre tête.
Le prix à payer ?
Nous ressentons du stress et de l’anxiété pour des événements qui n’arriveront probablement jamais.
Et, en prime, nous nous infligeons une charge mentale totalement inutile en rejouant ces scénarios en boucle.
En quoi imaginer le pire augmente-t-il nos chances que tout se passe bien ?
Avant de croire votre cerveau sur parole, prenez 30 secondes pour le mettre à l’épreuve. Cela peut vous éviter bien des nuits blanches …
Demandez-lui : « Es-tu certain à 100 % ? »
Puis enchaînez : « Quelles preuves objectives soutiennent cette pensée ? Et quelles preuves montrent qu’elle pourrait être fausse ? »
Notre cerveau est un excellent système d’alerte. Pas un très bon devin. Alors, ne lui confiez pas une boule de cristal.